Articles avec le tag ‘Psychologie’
La communication non violente (2)
Mon métier me permettait de défouler mon agressivité de manière très codifiée : comme avocat, cela faisait même partie du jeu. Mais sur le fond, je n’avais pas de maîtrise de ma vie émotionnelle ; c’est plutôt elle qui avait emprise sur moi… J’ai donc pris conscience que je devais réaliser un travail sur moi-même pour me comprendre et après bien des hésitations (consacrées à dépasser la croyance : n’est-ce pas égoïste de s’occuper de soi quand tant de gens ont besoin d’aide… ?), j’ai entamé une thérapie.
J’ai choisi la voie la plus classique, la psychanalyse freudienne, ce qui s’est révélé un bon choix pour moi ; cela m’a permis de réaliser un travail en profondeur. Mon analyse a duré six ans à raison de trois séances par semaine.
Ce fut un travail intensif et un investissement en temps et en budget mais je ne le regrette pas un instant, c’est sans aucun doute le meilleur investissement de ma vie.
En cours d’analyse, j’ai rencontré le psychanalyste jungien Guy Corneau et je me suis formé auprès de lui. J’ai participé à quelques ateliers, ensuite l’amitié s’est installée. Il m’a proposé d’être son assistant ; j’ai beaucoup appris en le voyant faire, comme l’apprenti qui, au cours de son compagnonnage, observe le maître et affine sa perception en acceptant de ne pas tout comprendre tout de suite. (Aujourd’hui nous sommes de grands amis : il est le tonton québécois chéri de mes trois filles !) Peu à peu, en posant les questions, j’apprenais par l’expérimentation. Lire la suite de ce billet »
À la découverte de la communication non violente
Thomas d’Ansembourg, auteur du livre Cessez d’être gentil, soyez vrai !, qui vient d’être réédité avec le CD de sa conférence aux Éditions de l’Homme, nous raconte comment il en est venu à s’intéresser à la Communication NonViolente (CNV), thème central de son livre.
J’ai eu la chance de grandir dans une famille aimante, avec des parents responsables et chaleureux ; toutefois j’étais très sensible aux conflits, au ton qui monte, à la porte qui claque, et je me suis interrogé très tôt sur ce qui fait que des êtres qui s’aiment et sont capables de se manifester tant d’amour sont aussi incompétents pour traverser les différents et éviter que le différent ne dégénère en conflit. J’ai voulu contribuer à la gestion des conflits, et comme je n’avais aucune idée à l’époque de la nonviolence ni du travail thérapeutique, j’ai étudié le Droit et ai commencé ma vie professionnelle comme avocat, 5 ans au barreau et ensuite une dizaine d’années comme conseiller juridique.
J’ai été amené à résoudre un nombre important de conflits et j’ai constaté que l’avocat ou le juriste interviennent en aval du conflit ou du moins quand celui-ci est déjà né.
Le conflit est un malentendu qui naît d’un « mal exprimé » et d’un « mal écouté » : les gens n’ont pas appris à bien s’exprimer ni à bien écouter. Nous avons besoin d’apprendre à s’écouter soi, à bien nous exprimer mais également à écouter l’autre, à le laisser s’exprimer. J’ai alors réalisé que rien dans mon éducation ne m’avait appris à bien exprimer mon ressenti et mes besoins, ni à écouter ce que l’autre ressent et ses besoins. Lire la suite de ce billet »
Le juste retour des choses
Dominique Rankin nous a permis de vivre l’un moments les plus forts et les plus émouvants du Moulin à paroles présenté sur les plaines d’Abraham le 12 septembre dernier. La beauté et la sagesse de la nation algonquine ont touché le cœur de tous et nous ont rappelé la richesse extraordinaire des peuples amérindiens qui vivent en Amérique du Nord depuis des milliers d’années. Bien avant que François d’Assise et que les écologistes nous parlent de l’importance de vivre en harmonie avec la nature, les Amérindiens savaient organiser leur vie dans le respect quotidien des forces et des ressources de notre Terre-Mère.
Jacques Languirand et Jean Proulx viennent de publier un livre important consacré à la sagesse amérindienne. Intitulé L’héritage spirituel amérindien, il s’agit d’une réflexion sur la beauté du monde et sur le caractère prophétique de plusieurs textes et pensées des grands sages de cette tradition que l’on a longtemps essayé de réduire au silence. Je considère ce livre comme celui du juste retour des choses parce qu’il est entièrement à l’écoute du Grand Mystère et de ce que ces peuples tentent de nous transmettre et de partager avec nous depuis si longtemps. Lire la suite de ce billet »
Le choix de vivre de Marie-Lise Labonté
L’auteure Marie Lise Labonté présente son nouveau livre Le choix de vivre qui sort en librairie aujourd’hui.

Ayant elle-même subi deux épreuves terribles – une maladie grave et l’assassinat de son mari -, Marie Lise Labonté parle, à partir de son témoignage et celui d’autres personnes aux prises à des épreuves, comment un choc ou un point de rupture dans notre vie peut nous révéler à nous-mêmes et nous libérer du cercle de la souffrance. Rendez-vous sur la page du livre pour en savoir plus …
La joie d’un premier lancement

Jocelyne Bélanger à sa première séance de signature
La semaine dernière, le lancement de mon livre Éloge de la joie de vivre a eu lieu. C’était une première expérience pour moi. Après coup, je dirais qu’un lancement, c’est super excitant, super énervant, plein de feelings mixtes qui se succèdent et s’entremêlent: la joie, la fierté, des beaux mots et de l’affection qui viennent de toutes parts, mais aussi la crainte quant à l’accueil qui sera réservé au livre.
Les lecteurs vont-ils aimer le livre ? Vont-ils se reconnaître ? Vont-ils apprendre quelque chose ? C’est un peu comme oser ouvrir sa blouse devant des étrangers. C’est dévoiler une partie intime de soi, qu’on veut montrer (sinon, on l’aurait pas écrit le livre…), pour laquelle je me sens timide quand même. Mais, je m’assume…
C’est aussi une responsabilité nouvelle. Les entrevues en direct à la radio, sans préparation, ni filet ! Je voulais de nouveaux défis, et bien je suis servie !
Je commence à recevoir des commentaires, des appréciations. J’ai vu mon livre en librairie. J’ai même vu une cliente sortir de la librairie avec six copies de mon livre « à offrir » à ses employés des ressources humaines. Wow ! J’ai été touchée ! Au moins une qui aime mon livre.
Une collègue que je ne connais pas m’écrit que mon livre est une merveille ! Non, mais je rêve ! Je sens mon stress. Il est là. Heureusement que j’ai des outils de psy ! Mais, c’est aussi un bon stress. Celui de se dépasser. De sortir de sa zone de confort. Celui qui donne la sensation d’être vivant, d’être soi-même… et qui me donne la joie de vivre, quoi !
POUR VOIR LES PHOTOS DU LANCEMENT, LISEZ LA SUITE DU BILLET… Lire la suite de ce billet »
La joie de vivre: un bon virus !
Jocelyne Bélanger est notre première auteure invitée dans le blogue des Éditions de l’Homme. Elle parle de son livre Éloge de la joie de vivre, qui vient de sortir en librairie.
J’ai entrepris d’écrire sur la joie de vivre durant un congé sabbatique en mai 2008. Alors que je refaisais le plein en réfléchissant à mon bonheur et à la joie de vivre dans ma vie, l’idée m’est venue de faire un sondage auprès de personnes de tous âges, enfants, adolescents, adultes, personnes d’âge mur et personnes âgées, pour connaître ce qu’était pour eux la joie de vivre, comment et quand elle se manifestait dans leur vie.
À ma grande surprise, j’ai découvert que pour une grande majorité d’entre eux, la joie de vivre est une félicité occasionnelle, ponctuelle, circonstancielle, presque accidentelle. Alors que pour moi, la joie de vivre est un état permanent. Perplexe, je me suis questionnée sur comment j’étais parvenue à cette joie de vivre constante dans ma vie. Elle a été une conquête. J’ai donc décidé de décrire la démarche que j’ai moi-même suivie pour conquérir ma joie de vivre. Lire la suite de ce billet »

Bienvenue dans le blogue de l'équipe des Éditions de l'Homme ! Découvrez les coulisses de notre maison d'édition, suivez nos coups de coeur et nos coups de gueule, participez à nos discussions sur nos nouveautés...
Jocelyne Robert
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