Souffrez-vous de stress post-romantique ?

À l’approche de la Saint-Valentin, beaucoup d’amoureux ont le cœur en fleur et l’air guilleret. Après tout, rien n’est plus exaltant que d’aimer et être aimé ! Faisons toutefois l’exercice, aujourd’hui, de parler des « vraies affaires ». Ce n’est un secret pour personne : la vie de couple n’est pas aussi facile que certains le laissent paraître. Elle renferme de beaux moments de complicité, de passion, de rires et de féerie, certes, mais ces derniers peuvent parfois laisser place au doute, à la frustration ou à l’ennui.

Nous avons tous déjà entendu parler du syndrome de stress post-traumatique — gardons en tête ce grand sujet pour une prochaine fois —, mais qu’en est-il de l’état de stress post-romantique (ESPR) ? Encore trop méconnue, cette condition s’observe pourtant dans presque toutes les relations amoureuses à long terme et ses effets peuvent être dévastateurs. Heureusement, il suffit de mieux la comprendre pour en éviter les dégâts.

Qu’est-ce que le stress post-romantique ?

Selon le psychothérapeute John Bradshaw, un amour sain et mature se décrit en trois temps :

  1. La phase romantique (celle de l’amour fou des débuts) ;
  2. La phase du désir (celle de la Passion avec un grand P) ;
  3. La phase de l’attachement mutuel (celle du véritable épanouissement).

Vous l’aurez compris : le stress post-romantique survient entre la deuxième et la troisième phase. Dans son livre Le Syndrome post-romantique (en librairie le 24 février 2016), Bradshaw le décrit ainsi : « L’état de stress post-romantique se manifeste au sein des couples quand le gène amoureux cesse de s’exprimer et que l’étape initiale de la romance, marquée par une sexualité effrénée, arrive à son inévitable conclusion. Si l’amour est un martini, alors l’état de stress post-romantique est la gueule de bois qui nous tombe dessus de douze à dix-huit mois après le début de la relation, le supplice de souffrances et de nausées succédant aux hautes voluptés du plus grisant élixir sexuel. »

Alors, comment le prévenir ?

Déprimant, dites-vous ? Peut-être, mais la bonne nouvelle est la suivante : l’ESPR n’est pas nécessairement fatal pour votre couple ! Il existe des tonnes de façons de faire rimer amour avec toujours. Voici quelques pistes pour faire perdurer la romance et raviver la flamme entre vous et votre douce moitié :

  • Être parfaitement imparfait: La vie, ce n’est pas comme au cinéma ! Ayez des attentes réalistes par rapport à votre relation, à votre conjoint(e) et à vous-même.
  • On ne peut régler tous les problèmes: Plusieurs grands psychologues ont déjà démontré que certains problèmes conjugaux ne seront jamais complètement résolus. Acceptez vos divergences et ayez le réflexe d’opter pour des compromis au lieu de vous acharner sur les mêmes conflits.
  • Prévoir des rendez-vous: Ne laissez pas la routine prendre le dessus ! Organisez ensemble un rendez-vous romantique de temps en temps, loin de la maison et du train-train quotidien, histoire de reconnecter en vous focalisant vraiment l’un sur l’autre… et plus, si affinités !
  • Apprendre à discuter : Dans toute relation, les conflits et disputes s’avèrent souvent thérapeutiques ! Exprimer ses différends avec respect, sans oublier d’écouter l’autre, est la clé d’un couple harmonieux.

 

« Dans un couple, peut-être que l’important n’est pas de vouloir rendre l’autre heureux, c’est de se rendre heureux et d’offrir ce bonheur à l’autre. » — Jacques Salomé

Joyeuse Saint-Valentin !