Petites histoires de la langue française, partie 1

Cette semaine, en hommage à la semaine de la francophonie qui s’est tenue du 16 au 24 mars derniers, je vous propose un voyage dans l’histoire des faits marquants de la langue de Molière.

Vous l’avez compris, voilà longtemps que la langue française et ses règles de grammaire me fascinent. Sa richesse et sa beauté me transportent à travers les textes classiques d’auteurs connus et les chansons populaires. Sa constante évolution me passionne, car au fil des ans j’ai fait de cette langue mon domaine de prédilection.

Langue d’oïl et langue d’oc

Au XIIIe siècle, Dante, à qui on doit la « Divine comédie », distingue les variétés de la langue française en la subdivisant en deux catégories : la langue d’oc et la langue d’oïl.
C’est à ce moment que la prononciation est devenue significative. Dante s’était basé essentiellement sur la manière dont les habitants de ces régions prononçaient « oui » pour nommer ces deux variétés de langue. La langue d’oïl est celle qui était parlée au nord de la France, et la langue d’oc ; au sud. En ce qui nous concerne, nous avons hérité de la langue d’oïl.

L’ancien français

L’expression « ancien français » fait référence à toutes les langues romanes découlant de la langue d’oïl, du IXe siècle au XIVe siècle approximativement.
Si vous avez déjà lu des textes en ancien français, vous savez que les « i » ont déjà été des « y », que les « a » ont déjà été des « o », et que les accents n’ont pas toujours existé, car on a longtemps ajouté un « s » après les voyelles pour leur donner un accent particulier.
Saviez-vous que les espaces typographiques, les majuscules et la ponctuation ont été le résultat de réformes de l’orthographe ?

La typographie

À l’époque des scribes, ces gens qui retranscrivaient des textes religieux ou politiques à la main, on payait la transcription à la lettre. Voilà une des raisons qui expliquent que les accents n’ont pas toujours existé et que les textes en ancien français montrent parfois certains mots où l’on a ajouté beaucoup de lettres superflues.
Les accents, bien utiles aujourd’hui, sont le fruit de la pensée de Robert Estienne, lexicographe et imprimeur.

En ce qui concerne les espaces typographiques, celles-ci n’ont pas toujours été présentes. Imaginez-vous lire un long texte où touslesmotsseraientcollésdecettefaçon… Vous avez raison, c’est impossible à lire! C’est pourquoi, au 7e siècle, les espaces ont fait leur entrée dans les textes. Certains signes de ponctuation comme le point, le point-virgule et le deux-points, quant à eux, sont apparus autour de 1433, pour faciliter encore un peu plus la lecture. Ce n’est qu’environ 100 ans plus tard qu’on voit poindre les premières majuscules.

L’histoire de notre langue, de sa grammaire, ses règles et codes particuliers en est une très intéressante qui mérite d’être revisitée. La semaine prochaine je continue de vous faire découvrir certaines des révolutions de la langue qui ont menée à celle que l’on connaît aujourd’hui.

Bonne semaine!