Manger moins, est-ce mieux?

Vous avez peut-être entendu parler de la théorie selon laquelle restreindre l’apport calorique permet de vivre plus longtemps. Cette théorie n’est pas nouvelle. Elle date de plus de 75 ans et a d’abord été testée avec des insectes, des poissons, des rats de laboratoire, des singes, et même avec des nématodes!

La restriction énergétique à un très jeune âge a ainsi permis au rat de laboratoire d’allonger sa vie d’environ un an! Ce résultat est prodigieux, puisque cet animal vit deux ans en moyenne. Même à un âge plus avancé, la restriction calorique a permis d’allonger la vie des petites bêtes. Des singes, dont l’apport calorique a été réduit pendant 20 ans à partir de l’âge de 10 ans, souffraient de moins de maladies liées au vieillissement. Les nombreuses études menées dans plusieurs laboratoires sur diverses espèces animales ont toutes démontré que manger moins favorise la longévité et diminue l’incidence de certaines maladies liées à l’âge. Mais à quel prix?

Seriez-vous prêt à couper votre apport énergétique journalier de 40 à 60% afin de vivre plus longtemps? Et ce, dès l’âge de 20 ans? C’est pourtant cette approche que les chercheurs préconisent dans leurs travaux. Cependant, vous n’auriez pas à couper dans le gras ou les protéines, car ce type de restriction n’est pas très efficace. La restriction «diététique» qui consiste à manger moins d’un peu de tout s’est avérée la meilleure approche pour allonger la vie. Si vous êtes toujours d’accord, sachez que manger beaucoup moins dès 20 ans pourrait limiter le stress oxydant dans votre organisme et, de ce fait, freiner véritablement le vieillissement de vos cellules. Manger beaucoup moins influerait favorablement sur votre métabolisme et sur votre réaction au stress, ce qui limiterait les dégâts.

Extrait tiré du livre Manger pour garder un cerveau jeune de Louise Thibault.