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Les hommes vintage
À mon retour du lancement du livre de Jocelyne Robert, la semaine dernière, et à la lumière de ses propos dans Les femmes vintage, plusieurs constats me sont venus à l’esprit : d’abord, combien les femmes s’en mettent sur les épaules pour continuer d’être considérées à part entière dans leur féminité; combien elles sont exigeantes, voire tyranniques avec leur corps pour le préserver et combien cette attitude devient une source d’anxiété constante dans leur vie lorsqu’elles constatent que malgré tous ces efforts, aucune crème, aucun régime ou supplément alimentaire ne pourra suspendre l’inexorable effet du temps.
Parce qu’on ne pardonne pas à une femme de vieillir. Parce que si sa silhouette s’alourdit, si ses seins tombent et si son visage se flétrit, c’est de SA faute, c’est qu’« elle n’a pas pris soin d’elle »… !
Puis j’ai pensé aux hommes. QUAND entend-on un homme se prononcer sur le vieillissement et surtout, sur son propre vieillissement ? QUAND un homme se désole-t-il de sa calvitie, de ses rides, de son ventre, de son impuissance sexuelle ? ET surtout, QUAND blâme-t-on les hommes de ces imperfections ? Dites-moi, parce que moi, je n’en ai jamais entendu parler… Lire la suite de ce billet »
Le besoin de croire
Parler de Dieu aujourd’hui, dire qu’on a la foi, pire, affirmer que l’on est croyant et que l’on va à la messe, c’est ringuard et dépassé et peu de gens osent en parler ouvertement. D’ailleurs, ce rejet de la religion m’avait fortement impressionnée lorsque je suis arrivée au Québec et j’ai compris par la suite, en lisant notamment Une enfance à l’eau bénite (Denise Bombardier), les fondements légitimes de cette aversion.
Ce phénomène s’est produit en France mais à mon avis bien plus tôt dans notre histoire ce qui fait que je ne l’ai jamais ressenti comme tel. J’ai moi-même été élevée dans la religion catholique et de la famille que nous formons, je suis la seule des quatre enfants à continuer de pratiquer ma foi. Je n’en fais pas une obligation, j’ai d’ailleurs dégagé de ma pratique toute contrainte parce qu’à l’origine, la religion catholique en est une d’adhésion libre à des valeurs humaines fondamentales, une religion de tolérance et de bienveillance, de respect et de charité et non une série de rituels à observer religieusement (c’est le cas de le dire) pour éviter de brûler dans le feu éternel ! Je vais à la messe, dans une église dont j’admire l’architecture, pour me reposer les neurones, me donner un temps d’arrêt que j’ai de la difficulté à m’octroyer en temps normal, penser à ma vie et à ce que j’en fais ! C’est un ressourcement hebdomadaire dont j’ai besoin.
Paradoxalement au déclin de la religion catholique, la spiritualité est d’actualité et plutôt in, il y a donc un besoin de croire qui est évident, un besoin de se raccrocher à Quelque chose ou Quelqu’un de supérieur à notre simple humanité.
Sur les tablettes des libraires est apparu depuis quelques semaines le livre de Raynald Valois, Un Dieu sans nom, publié au Jour Éditeur. Une réflexion fort intéressante sur Dieu, les questionnements qu’Il suscite, les différentes théories sur son existence par la voix de philosophes à travers les siècles. Une proposition à élargir notre pensée au-delà des dogmes qui la parasitent. Un livre pour s’arrêter et se demander véritablement, si l’interrogation nous habite, pourquoi et pour quoi l’on croit, parce que dans le monde actuel où l’individualisme prévaut, j’ai bien peur qu’on ait perdu de vue l’essentiel de cette démarche.

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Thomas d'Ansembourg
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