
Aujourd’hui : un petit billet sur les subordonnées. Les connaissez-vous?
Une subordonnée est un groupe de mots enchâssé dans une phrase pour apporter des détails supplémentaires sur un nom, un verbe, un adjectif, etc.
La subordonnée, peu importe son type, commence par un mot qu’on appelle le subordonnant.
Il existe trois types de subordonnées plus connues.
La subordonnée relative : elle complète un groupe du nom ou un pronom. Son subordonnant est toujours un pronom relatif. (Dont, que, qui, voici, voilà , lequel, laquelle, lesquelles, lesquels, où, quiconque, etc.) Certains seront précédés de prépositions comme à , de, pour, sans, etc.
Ex : Ma sœur, dont je suis extrêmement fière, a eu le nouveau poste qu’elle convoitait.
Ex : Le son des orages, qui fait peur à certains, me calme.
Ex : Le film que j’ai vu la semaine dernière était très touchant.
Il existe 2 types de relatives.
La relative déterminative : si on la supprime de la phrase de base, celle-ci n’a plus le même sens.
Ex : Le ministre de la santé a décidé que les chiens qui ont la rage seront euthanasiés.
Il est important pour le lecteur de comprendre que ce soit « ces chiens là  » qui soient euthanasiés et non « tous » les chiens qui le soient, ce qui deviendrait le cas si on enlevait la subordonnée pour avoir « Le ministre de la santé a décidé que les chiens seront euthanasiés. »
La relative explicative : Elle est non essentielle à la phrase de base.
Ex : Le livre que j’ai acheté la semaine dernière m’a plus dès les premières pages.
Avec cet exemple, on peut facilement n’avoir que « Le livre m’a plus dès les premières pages » sans que ça ne change le sens voulu.
La subordonnée complétive : Son subordonnant est « que, quand, comme, qui, comment, pourquoi, où, si, combien, ce que, ce qui », etc.
Ex : Nous savions que ce serait difficile.
Ex : Elle m’a demandé quand on viendrait.
Ex : Je n’ai jamais soupçonné combien j’aimerais cet emploi.
Il existe trois types de complétives.
La complétive avec « que » comme dans l’exemple 1.
La complétive interrogative indirecte comme dans l’exemple 2.
La complétive exclamative indirecte comme dans l’exemple 3.
En général, la subordonnée complétive peut être remplacée par « cela ».
Ex : Nous savions que ce serait difficile : Nous savions cela.
Ex : Elle m’a demandé quand on viendrait : Elle m’a demandé cela.
Ex : Je n’ai jamais soupçonné combien j’aimerais cet emploi : Je n’ai jamais soupçonné cela.
Contrairement à la subordonnée relative, la phrase enchâssante ne peut pas exister sans elle, comme nous voyons dans les exemples où les phrases seraient incomplètes dans les subordonnées.
La subordonnée circonstancielle : Il en existe plusieurs types, donc les subordonnants vont changer en fonction du type.
De temps : pendant que, quand, comme, au moment où, après que, dès que, avant que, etc.
Ex : Tu le sauras quand tu seras prêt.
Ex : Je lisais avant que tu arrives.
De conséquence : tellement…que, tel…que, si…que, au point que, de façon que, etc.
Ex : J’ai tellement ri que j’ai mal au ventre.
Ex : Il l’a dit de façon si belle que j’aurais voulu l’enregistrer.
De cause : parce que, puisque, vu que, comme, etc.
Ex : J’ai voulu y aller parce que je savais que tu serais là .
Ex : Puisque tu connais bien le sujet, peux-tu m’aider avec la recherche?
De but : pour que, afin que, afin de, de peur que, etc.
Ex : Je veux bien t’écouter pour que tu exprimes ta joie.
Ex : J’aimerais faire un stage avec eux, afin de voir si j’aime vraiment ce travail.
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De condition : si, à , à condition que, à moins que, pourvu que, au cas où, etc.
Ex : Je répondrai si tu me réponds en premier.
Ex : À moins que je ne travaille, j’y serai.
De concession : quoique, alors que, tandis que, au lieu que, bien que, etc.
Ex : Je savais ce qu’il allait me dire, quoique j’ai été surprise.
Ex : J’accepte, bien que je n’en aie pas envie…
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De comparaison : de même que, autant que, aussi…que, plus…que, moins…que, comme, etc.
Ex : Le film était plus triste que le livre, ils auraient pu mieux le respecter.
Ex : Je fais autant de ménage qu’une femme de chambre.
Le dernier type qu’on voit cependant moins souvent est la subordonnée participiale, qui se divise en trois types. Cette subordonnée est composée, comme son nom l’indique, que d’un participe et d’un nom ou d’un pronom ayant le rôle d’un sujet.
Elle peut marquer le temps, la condition, la concession ou la cause.
Ex : Un orage ayant éclaté, nous restâmes à la maison. (Cause : Parce qu’un orage a éclaté, nous sommes restés à la maison.)
Ex : Le travail fait, chacun s’en va. (Temps : Quand le travail sera fait, chacun s’en ira.)
Ce billet, que je vous ai écrit sur les subordonnées, avait pour but de vous les expliquer, parce que ce n’est pas tout le monde qui les connaît. Ainsi, avec ces quelques exemples, peut-être saurez-vous mieux les repérer dans des textes, comme lorsque vous lirez une conclusion de billet, qui sait?






