Ce matin, je suis sortie de chez moi en vitesse. Comme d’habitude j’étais à la dernière minute (et en retard comme toujours ou presque). J’ai quand même pris le temps de prendre un livre dans ma bibliothèque bien garnie. Je l’ai mis dans ma sacoche et je suis partie en courant pour ne pas manquer mon autobus.
Après avoir évité un accident, pilé sur le pied d’un enfant et manqué de tomber sur un jeune homme mystérieux, je me suis retrouvée dans l’autobus, debout, coincée comme dans une boîte de sardines (quelle expression poche). Quelqu’un de normal aurait tout simplement écouté de la musique sur son IPhone. Mais comme vous le savez, je ne suis pas NORMALE (de toute façon qu’est-ce que la normalité ?). J’ai donc sorti mon bouquin de mon sac à main. Tentant de garder l’équilibre, je lisais ou plutôt j’essayais de lire. Une main pour me retenir de tomber sur mon voisin, une autre sur mon livre.
Malgré l’enfant qui criait puisque sa mère n’arrivait définitivement pas à avoir le contrôle sur lui, j’ai quand même réussi à me plonger au cœur de mon aventure littéraire. L’émotion était telle que pendant un moment, j’ai eu envie de fondre en larme. Vous savez, il y a des jours où on fait les mauvais choix, eh bien ce jour-là , j’avais choisi le mauvais livre. Pleurer dans un lieu public c’est gênant. Pleurer à cause d’un livre dans un autobus, ça plonge mon histoire dans le pathétique.
J’aurais voulu être ailleurs. La beauté de la chose c’est que malgré cet environnement peu propice, l’auteur a réussi à me faire voyager à travers ses pensées et ses émotions. Ce ne fut pas long et j’étais déjà rendue au métro. J’ai dû sortir de mon rêve léthargique et me faufiler au travers des utilisateurs du transport en commun.
Rêveuse, je marchais vers ma station. Je pris donc les escaliers roulants.
DÉBUT DE LA GROSSE PARENTHÈSE
Dans la vie, il y a parfois des règles non-écrites, pourtant logiques, que certaines personnes ne respectent pas et dont certains ne semblent pas avoir compris leur importance capitale pour le bien-être de la collectivité. Il y aurait probablement moins de meurtres (j’exagère à peine) si tout ceux qui ne montent ou ne descendent pas les marches se plaçaient à DROITE. C’est la règle de la droite. C’est simple comme TOUT.
FIN DE LA GROSSE PARENTHÈSE
Lorsque le métro est arrivé, j’ai regardé autour de moi, je me suis mise en position et j’ai attaqué. De sorte que je me suis trouvée une place de choix (bon, pour le choix on repassera je crois, la personne à ma gauche sentait plutôt mauvais). J’ai repris possession de mon livre et je suis retournée dans mon monde imaginaire.
HENRI-BOURASSA, SAUVÉ, CRÉMAZIE, JARRY, JEAN-TALON, BEAUBIEN, ROSEMONT…
Quand je suis sortie de ma bulle (brimée par la petite fille qui pleure à chaudes larmes), j’avais malencontreusement manqué ma station. J’ai ri. En si peu de temps, mon aventure littéraire m’a fait rire et pleurer. C’est aussi ça les joies de la littérature.
Ma suggestion pour vous faire rire et pleurer en public : Je m’appelle Marie, de Christian Tétreault.







Naya
Onn!! C’est full mignion et drôle ca Fanny!! Et je confirme, ce livre est excellent!!