Livre numérique — 11 octobre 2011
Je ne suis pas une totale convaincue du livre numérique, je possède un Kindle sur lequel je lis régulièrement, mais je n’ai pas pour autant arrêté de lire des livres papiers. Sentir, toucher le papier et aligner mes livres dans ma bibliothèque pleine à craquer m’apportent un certain plaisir. Et le livre numérique m’apporte certains avantages !
Pour les moins convaincus, voici ce que l’expérience m’a enseigné :
- Je lis, je lis, et que ma liseuse contienne 20 livres, 30 livres ou 50 livres, mes livres pèsent toujours entre 250 et 600 grammes, selon l’appareil.
- Mon « livre » s’adapte à ma vue. En effet selon l’heure de la journée je peux choisir d’augmenter la taille de la police de caractères. Finie la loupe pour lire !
- Les livres non distribués redeviennent accessibles. Pas plus tard qu’il y a trois semaines je cherchais désespérément deux ouvrages. Publiés en France par des auteurs français, j’avais du mal à les trouver ici à Montréal. Bien entendu j’aurais pu avoir de la chance et les trouver dans une petite librairie indépendante au milieu de plein de petits trésors, mais je ne voulais pas partir à la quête d’un trésor, je voulais les lire, là , maintenant, ou peut-être demain mais au moins les trouver. Sur des sites de grandes librairies on m’informait que le stock était épuisé. Je me suis alors dit que les éditeurs les proposaient peut-être en numérique et que je n’aurais pas à les commander depuis la France avec des frais de port exorbitants. Déception. J’aurais pu les acheter en 3 clics et les recevoir immédiatement.
- Ne plus payer pour du contenu gratuit. Le premier livre que j’ai lu sur mon Kindle ? L’Odyssée d’Homère. Le choc des générations ! En librairie on me chargeait 12 $ pour l’acheter. Je n’avais rien contre. Mais en réfléchissant bien, qu’est-ce que je payais vraiment ? Le papier, l’encre, la distribution, les coûts de stockage. En fait j’aurais payé tout sauf le contenu ! L’Odyssée d’Homère est tombé dans le domaine public depuis des lustres. C’est donc en toute légalité que j’ai reçu gratuitement et immédiatement L’Odyssée, Homère et ses sirènes sur mon appareil.
- Plus net tu meurs ! Avant d’avoir mon Kindle on m’avait dit : « J’ai lu que l’affichage sur Kindle était plus net que l’impression sur le livre. » Sceptique, je me suis demandé comment c’était possible. Et aujourd’hui, mardi 11 octobre, je vous dis « L’affichage sur Kindle est plus net que l’impression sur le livre ». Les lettres sont lisses, ça n’a absolument rien à voir avec l’idée qu’on peut se faire de la lecture sur écran. Je vous conseille de jeter un Å“il si vous voyez une liseuse quelque part : il faut le voir pour le croire.
- La réactivité. Oui parfois le livre n’est pas sorti lorsque l’actualité pourrait en faire un livre de référence. Nous l’avons vu ici aux Éditions de l’Homme lorsque Raynald Desjardins, l’ex bras-droit du chef présumé de la mafia montréalaise Vitto Rizutto, a été la cible de coups de feu le 16 septembre dernier. Nous avions publié Mafia Inc. l’an passé, et après l’assassinat de Vitto Rizzuto, les auteurs ont écrit un dernier chapitre: l’Épilogue. En sachant que cet épilogue ne serait disponible que dans la réédition de Mafia Inc. Le jour-même nous avons mis en vente l’Épilogue de Mafia Inc. en version numérique, alors que les autres devront attendre que la réédition soit distribuée en librairies.
La semaine prochaine: les défauts du livre numérique







