Déjà le troisième trimestre de l’année, les couleurs d’un automne impatient vont bientôt laisser place à la blancheur de l’hiver qui ne tardera pas à s’installer confortablement. Un cycle inévitable qui se répète chaque année avec à peu près les mêmes habitudes.
L’automne est ma saison préférée. J’ignore pourquoi mais j’ai toujours adoré cette période de l’année, peut-être parce que je suis née au mois de novembre, je ne sais pas trop, mais toute petite, j’adorais la rentrée scolaire, les nouvelles sessions de natation, de balai qui commençaient, les nouveaux vêtements, les espadrilles neuves, la fraîcheur qui s’insinuait doucement, les couleurs, l’Halloween! Peut-être aussi est-ce mon côté cocooning qui ressort avec ardeur, c’est tellement réconfortant après une sortie extérieure de revêtir son pyjama, de se recroqueviller sur le sofa avec son chat et son chien à proximité en regardant la télé et le feu dans le foyer! Une belle impression de sécurité et de confort dans laquelle je me sens toujours très bien!
De plus, contrairement à bien des gens, le changement d’heure ne m’affecte pas, ni l’arrivée prochaine de l’hiver. J’aime bien la noirceur matinale qui s’installe dans cette belle saison. Tout comme une jeune enfant, je suis encore émerveillée de voir tomber les premières neiges. La semaine, j’adore me lever tôt et aller marcher avec Meggy, ma labrador chocolat, avant de me préparer pour le boulot, je peux alors m’imprégner de cette belle ambiance.
Les matins de week-end, je m’assois à mon ordinateur avant le lever du jour, Léa ma petite chatte (une rex cornish) qui raffole de la douceur de mon peignoir d’hiver s’étend sur mes cuisses, sous la tirette du clavier en ronronnant afin de me témoigner son bien-être et Meggy se couche à mes pieds en s’assurant que ceux-ci sont bien au chaud sous la chaleur de son ventre. Je renouvellerai au moins trois fois ma tasse de café ou chocolat chaud, selon mon humeur, avant de mettre fin à cette précieuse séance de création.
Je me trouve choyée par la vie d’habiter à la campagne et de pouvoir profiter de la nature dans toute sa splendeur. Notre maison est située entre deux énormes montagnes peuplées d’érables, de bouleaux et d’épinettes. Cette nature, mon conjoint, mon chat, mon chien, ma tranquillité et une saison merveilleuse que j’adore, sont tous des éléments nécessaires à ma réussite. Je peux ainsi mettre à profit mon imaginaire, coucher sur papier toutes ces idées qui se bousculent dans ma tête, les brasser et par le fait même, créer! Les mots et les phrases semblent danser doucement devant moi, tout comme ces feuilles qui quittent leurs hôtes et tapissent le sol, avec une frénésie et une aisance comme une chorégraphie qu’on répète de manière parfaite. Je ressens de nouveau cette passion qui m’envahit intensément! Ce violent désir qui me hante en cette période particulière devient alors absolument incontournable! Je dois absolument écrire.
Dès que j’ai su former des lettres, j’ai ressenti cet appel de l’écriture. Je m’amusais à faire de petits montages maison, je ne me lassais pas de remplir les lignes de mes cahiers, j’employais des cartons de couleurs et de la laine, que j’empruntais à ma mère, en guise de reliure. Je faisais de jolies petites boucles rouges décoratives sans oublier bien entendu l’usage de mes crayons de couleurs (Prismacolor) avec lesquels je me transformais en Picasso, afin de créer une page couverture invitante! Une vraie artiste quoi! J’étais tellement fière, j’étais remplie d’émotions à la vue de mon chef-d’œuvre achevé. J’éprouvais une telle satisfaction!
Maintenant que je suis une vraie auteure, je suis toujours très impatiente de voir le produit fini par mon éditeur. Lorsque je prends pour la première fois entre mes mains mon livre, je ressens de nouveau cette satisfaction, et comme une petite fille, je suis remplie d’émotions, puis je me souviens… des petits brins de laine rouge et je suis alors tellement fière!
La Promesse d’Érika s’en vient à grands pas. J’y ai mis tout mon cœur, car je me suis inspirée d’une histoire vécue par ma meilleure amie au cours de la dernière année durant laquelle j’ai dû la soutenir moralement. J’espère que vous aurez beaucoup de plaisir à le lire. Je suis convaincue que plusieurs d’entre vous se reconnaîtront. On a toutes un jour ou l’autre, été « laissée tombée » pour une autre. Force est de reconnaître, on en voulait à tous les hommes de la terre. On les a vus tous pareils!
Érika a eu beaucoup de peine. Elle s’est sentie si vulnérable… maintenant, elle passe à l’acte, au-delà de ses fantasmes, c’est elle qui décide. Elle s’est faite une promesse très sérieuse!
Plus personne ne l’atteindra! Arrivera-t-elle à la tenir?






