Pierre Bourdon, vice-président à l’édition du Groupe Homme est actuellement à Londres pour la Foire du livre. Un événement quelque peu chamboulé cette année… Il en profite pour nous expliquer à quoi servent les foires du livre comme celle de Londres.
On a tellement balancé de cochonneries partout sur le planète qu’il est bien normal de s’inquiéter des conséquences.
L’environnement doit être une préoccupation et nous avons, en tant qu’éditeur responsable, décidé il y a deux ans de faire imprimer tous nos livres en noir et blanc sur du papier 100% recyclé.
De plus, nous avons publié l’an dernier un livre superbe sur la place de l’eau au Québec, Le Québec au fil de l’eau.
Cette année, nous récidivons avec un album hors du commun sur le commerce équitable, Le tour du monde équitable d’Éric Saint-Pierre qui sera lancé mardi 27 avril prochain, au Labo Équitable à Montréal.
Cela dit, même sans les folies humaines, la planète a ses caprices et l’éruption du volcan en Islande la semaine dernière a bousculé tous les aéroports d’Europe… jusqu’en Bulgarie, et de ce fait déstabilisé la tenue de la Foire du Livre de Londres et bien d’autres événements, bien entendu.
En effet, la Foire du livre de Londres est devenue au fil des ans le second rendez-vous en importance au monde dans le domaine de l’édition, puisque, après Frankfort en octobre, et avant le Book Expo America aux États-Unis, cette année à New York en mai, Londres est le second plus important rassemblement mondial de professionnels du livre. Il y a aussi Bologne pour les éditeurs jeunesse…qui, toute proportion gardée, est un événement majeur.
Que s’y passe-t-il ?
Les éditeurs et les agents se rencontrent pour présenter leurs nouveautés en espérant les vendre…et leurs interlocuteurs rencontrent le plus d’éditeurs possible pour dénicher et acheter les droits du futur best-seller !
Les Éditions de l’Homme jouent les deux rôles; on tente de vendre les titres de nos auteurs, à peu près une cinquantaine de contrats de vente de droits par année…et on achète des livres à traduire en français, à peu près une quarantaine de titres par année.
Des exemples; Le Barbecue de Steven Raichlen vendu à prés de 100 000 exemplaires au Québec a été déniché par hasard au BEA en faisant le tour des allées. Même chose pour le Guide complet du bricolage et de la rénovation de Black & Decker, vendu lui aussi en grande quantité à plus de 60 000 exemplaires.
D’autre part, c’est dans ces Foires que nous avons vendu Thomas D’Ansembourg à plus de 15 pays et les livres de Jacques Salomé dans 20 pays différents au fil des ans.
Alors je suis là à Londres, arrivé par le train de Paris , le fameux EuroStar, à me demander combien de mes rendez-vous seront annulés puisque les avions ne peuvent atterrir…et de ce fait nous amener la masse d’éditeurs du monde entier.
Par contre, plusieurs délégués d’éditeurs du Groupe Quebecor et en particulier ma collègue Florence Bisch Directrice des Droits aux Éditions de l’Homme, ne viendront pas… je suis seul pour tenir le fort. Des rendez-vous annulés oui, mais deux listes de rendez-vous au lieu d’une en prime ! Bon, ça me fera quelque chose à raconter au retour : la fameuse fois ou le volcan a bloqué la Foire de Londres et moi, j’y étais !
Et ce n’est même pas par négligence  humaine, ce n’est qu’une manifestation naturelle de la planète.
Allez, je vous laisse, une grosse semaine m’attend peut-être. Autant être en forme !
La Foire se termine mercredi prochain… le nouveau Mercredi des Cendres.







Daniel Dufour
Mon cher Pierre,
Tu tiens seul la baraque à Londres et je t’en félicite!
Je suis pour ma part en vacances forcées à Montréal grâce à ce fameux volcan… quelle merveilleuse revanche que tient Mère Nature…
Je te souhaite un immense succès dans ta mission!
Amitiés
Daniel