Le défi d’écrire des nouvelles érotiques
Cécilia, auteure québécoise du recueil de nouvelles érotiques Incitations, qui vient de paraître aux Presses libres, nous explique pourquoi elle s’est tournée vers l’écriture d’un genre particulier: les nouvelles érotiques, et s’est choisi un pseudonyme.
Ce n’était pas une intention que d’écrire des nouvelles érotiques, dans les faits, c’est arrivé par accident! Un jour, j’ai eu l’occasion de lire ce genre de livre d’une autre auteure. J’ai trouvé cela fascinant et surtout, j’ai découvert un grand incitatif du désir féminin.
J’ai commencé alors à écrire de belles grandes lettres implicites à mon copain, puis, de fil en aiguille, j’ai élaboré sur des histoires inventées, explorant de plus en plus les facettes de la sexualité fantasmatique. J’ai vraiment eu de belles discussions intimes et géniales avec mon entourage afin d’élargir mes horizons. Le reste a suivi.
Très jeune, j’ai développé ce goût d’écrire de petits récits pour m’amuser, influencée à l’époque par les romans Harlequins et leurs histoires aux scénarios peu originaux qui se ressemblaient tous! Je tapissais mes cahiers de ce genre de petits romans à peine différents, à l’exception que mon héroïne ne venait pas d’Angleterre et son Don Juan n’était pas d’Espagne… À cet âge, les histoires de prince charmant m’apparaissaient plutôt séduisantes.
Je dois avouer qu’en vieillissant, tout est sujet pour moi à développement sur papier lorsque l’envie me prend. J’ai un imaginaire en pleine ébullition ! De nature presque hyperactive, l’écriture est une manière fort efficace pour épuiser mon surplus d’énergie et me défaire des tensions du quotidien.
Mais qu’on le veuille ou non, écrire sur le sexe est un défi social audacieux, on fait face à un tas de préjugés; le jugement et le regard des autres peuvent parfois être très éloquents! On m’a déjà lancé le commentaire suivant : «Tu dois être super hot au lit, toi!» Ben voyons!
Si on écrit des romans d’horreur, est-ce qu’on doit être déséquilibré pour y arriver? Est-ce qu’il faut une âme de tueur pour écrire des romans policiers? Bien sûr que non. C’est pourquoi j’ai cru qu’il était préférable d’avoir un pseudonyme. De plus, il me serait impossible d’étaler au grand jour mes activités d’écriture dans mon milieu de travail. Cécilia, c’est un joli prénom, je l’ai emprunté à ma tante, la sœur de mon père, qui est une religieuse. Je trouvais le paradoxe assez amusant! (Et non, elle n’est pas encore au courant…)
J’adore écrire! J’aime regarder les mots danser devant mes yeux, c’est toujours un défi d’arriver à trouver un élan original. Mon souhait le plus cher, c’est que mes écrits aient une légère touche humoristique, avec une dose suffisante d’érotisme pour faire naître le désir chez les lecteurs…
Cécilia

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Jocelyne Robert
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Honnêtement, j’ai lu ce roman en deux soirs, en fait, je l’ai dévoré et je suis prête pour un autre ha ha !!!
Des histoires invitantes, succulentes, qui travaillent l’imaginaire, un livre qu’on a hâte de retrouver…comme un amant