Handicapé de quoi ?

Le handicap physique de mon fils Michaël n’a jamais été un problème en soi : c’est la précarité de sa condition médicale qui était difficile à vivre. En effet, un simple petit rhume pouvait constituer une menace à sa vie.

Mais peut-on parler de handicap quand un enfant, qui a pourtant besoin d’un respirateur 12 heures par jour, fait fi de cette contrainte pour mémoriser et chanter tout le répertoire de la comédie musicale Notre-Dame-de-Paris, au point d’enregistrer un disque compact de ses performances de chanteur amateur ?

Et nul handicap affectif pour cet « ouvreur de cœurs » qui savait charmer et toucher ses interlocuteurs, et ne retenait jamais un « Je t’aime ! ».

Michaël était aussi un enfant surdoué mentalement qui faisait des phrases complexes et complètes à l’âge de deux ans, et qui lisait L’État du monde comme livre de chevet à l’âge de onze ans !

De fait, vivre avec Michaël fut une école de transformation où j’ai appris à ne pas laisser les peurs – ces fausses limites – décider du cours de ma vie, et à m’ouvrir avec intensité à tout l’infini qui habite le moment présent, dans un esprit de reconnaissance pour la vie qui m’est donnée, et dans la conscience que mes enfants me sont prêtés.

Richard Cummings
Auteur du livre Michaël, mon fils qui commente en exclusivité les photos de son fils ci-dessous dans notre blogue.

Richard Cummings

Richard Cummings

Formateur et conférencier, il raconte l’accompagnement de son fils Michaël, atteint d’une maladie neuromusculaire dégénérative, jusqu’à sa mort à presque 12 ans, dans Michaël, mon fils.

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A propos de l'auteur

Richard Cummings
Richard Cummings

Formateur et conférencier, il raconte l’accompagnement de son fils Michaël, atteint d’une maladie neuromusculaire dégénérative, jusqu’à sa mort à presque 12 ans, dans Michaël, mon fils.

(8) Commentaires

  1. J’ai commencé à lire «Michaël, mon fils» dans le train le samedi et j’ai terminé la lecture dimanche. Évidemment, le récit a fait surgir des sentiments divers. C’est un livre d’abord très bien écrit. Il comprend de magnifiques passages qui nous donnent envie de s’attarder, de réfléchir, de revenir. Le portrait de Michaël est très attachant, et j’ai pensé à un certain moment que j’aurais bien aimé connaître cet enfant. Enfin, je crois que tu parles de l’essence de la vie, et c’est ce qui rend ce récit touchant.

    Ce livre nous donne le goût d’être meilleur parent, enfin, de vouloir être davantage à l’écoute de nos enfants. On comprend très bien dans ce récit la douleur du père de ne pas avoir pu passer plus de temps avec ce fils que la vie lui a arraché trop vite.

  2. J’ai commencé la lecture de Michaël, mon fils… c’est très émouvant. Si on devinait le bouleversement intérieur qu’a amené l’expérience de vie avec Michaël, il faut « le » vivre ou « le » lire pour en saisir toute l’ampleur.

    Je vous souris à tous les deux… et vous embrasse.

  3. J’ai commencé à lire ton témoignage, je viens d’arrêter à la page 74, avant le début de l’intertitre Confessions…

    Je suis très, très, très heureuse de partager avec toi ces moments d’authenticité que tu nous livres, le cœur ouvert. Tu vas à l’essentiel et je vais lire ton livre à mon rythme, c’est-à-dire très lentement, pour recevoir et ressentir l’essence de ton propos. Il semble que le mot « sens » est aussi important dans ma vie que dans la tienne…

    Bravo pour cet accouchement de neuf mois réussi et vital pour tous ceux et celles qui auront le privilège de te lire et de recevoir le message que Michaël et toi nous offrez à « cœur ouvert »!

    Avec toute mon affection.

  4. Cher Richard,

    J’ai lu ton livre et les larmes ont jailli. À la fois, larmes de chagrin et larmes de joie. Larmes de chagrin, parce que je manque la présence physique de Michaël – la douceur de sa peau et son sourire coquin. Larmes de joie, pour sa présence je dirais spirituelle (son esprit et sa sagesse) qui m’habite constamment. Michaël est mon petit prince-ange.

    Ce que j’ai été chanceuse de le côtoyer, de le connaître et de l’aimer. Mois aussi, Richard, je peux lui dire : « Je t’aimais, je t’aime, je t’aimerai ».

    Ta soeur qui t’aime,

    Micheline

  5. Pingback: Michaël, enfant de Noël, enfant éternel... | Blogue des Éditions de l’Homme

  6. Cette fois ci je me suis décidée vraiment prendre le taureau par les cornes lire votre livre et surtout commencer par arrêter de râler.

  7. Éditions de l'Homme

    Nous vous souhaitons bonne lecture ! Et quand vous serez rendu à la dernière page, n’hésitez pas à nous partager vos commentaires. Merci pour cet intérêt.

  8. Bonnes fêtes de fin d’année, amusez vous bien et n’hésitez pas à revenir ici de temps à autre.

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